Changer de vie pour trouver un sens à son travail

Quitter la ville

Bienvenue dans cette nouvelle livraison de la newsletter de Zevillage pour vous aider à repenser et à transformer le travail.

Chaque semaine, nous vous partageons une analyse à propos d’un thème d’actualité et une synthèse de notre veille sélectionnée pour vous.

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Ras-le-bol !

Le mal-être des salariés - surtout urbains - est bien connu : désengagement et fort taux d’insatisfaction de son entreprise (l'un des plus forts au monde en France), burn-out, stress, bullshit jobs. Et le télétravail n'y est pour rien, c’est le “malheur au travail” ordinaire, au bureau.

Dans certains cas extrêmes, ce mal-être peut aller jusqu’à la dépression, voire au suicide, comme a pu le voir avec les drames chez France Telecom/Orange ou à La Poste.

Pour lutter contre ce fléau, certaines entreprises essayent d’améliorer le bien-être au travail. Parfois avec des démarches cosmétiques incarnées par le célèbre babyfoot, parfois avec des démarches tendant à développer le “bonheur au travail” plus ou moins habilement.

Trouver son salut dans la fuite

Mais on ne transforme pas une entreprise de plusieurs centaines ou milliers de salariés d’un claquement de doigt. Et donc certains salariés épuisés, usés, démotivés choisissent de tout simplement partir. Changer d’employeur ou même changer de vie.

Marino Manca à vécu ce calvaire, une dépression, et a frôlé un burn-out. Il raconte dans le nouvel épisode de notre podcast comment sa vie professionnelle passionnante mais épuisante à mis sa famille en péril.

Il décide donc un jour de changer de vie, de quitter la tête de la startup interne de son groupe automobile et de se lancer dans une formation de tailleur de pierre. Retrouvez son histoire, les difficultés de ce parcours, son déménagement à la campagne, dans l'Orne, et son succès. 

Des salariés comme Marino en quête de sens qui décident de changer de vie sont nombreux. Et la pandémie accélère même les envies de campagne. Dans ce numéro hors-série de nos amis de Kaizen magazine, on trouve plusieurs témoignages de changement de vie : de l'industrie du luxe à la peinture, du journalisme à la boulangerie bio, de l'industrie agroalimentaire à la librairie de voyage.

Zevillage est né en 2004 de l’observation de ce phénomène qui a pris de l’ampleur. Nos premières actions ont été de publier sur le télétravail et son potentiel pour aider les gens à changer de vie et à équilibrer l’aménagement du territoire. On y est, avec un coup d’accélérateur donné par la pandémie. Alors, nous serons heureux de pouvoir vous aider ou de simplement parler de votre projet.

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ZeQuote

Le télétravail met fin à l’illusion du collectif et à l’injonction de jouer collectif. L’illusion du collectif dont les signes seraient, les réunions autour de la machine à café, les discussions informelles dans les couloirs, ne permet pas d’instituer le véritable collectif de travail. Il ne s’agit pas ici de dire que ces réunions informelles ne sont pas importantes pour nouer des relations mais elles ne sont pas suffisantes pour créer des collectifs de travail.
Ibrahima Fall qui envoie du lourd.


Vite dit

👉  La semaine dernière, je vous annonçais le lancement du Dicovid, le dictionnaire collaboratif des mots du confinement et de la pandémie que nous lancé cette semaine avec Les Propulseurs. Le mot d’aujourd’hui va vous parler : la Téléfiance, ou le degré de confiance accordé aux salariés qui travaillent à distance.

👉  Lui, François Hommeril, président de la CFE-CGC, on l’embrasserait s’il n’y avait pas ces mesures de distanciation physique : “On a fait pendant le premier confinement ce qu'on appelle la continuité de l'activité à domicile et tout le monde a appelé ça télétravail. C'était une erreur.

👉  Ça biche du côté de l’ancien monde. Dès l’annonce par le laboratoire Pfizer d’une proche sortie d’un vaccin anti-Covid-19, les actions de Netflix et de Zoom se sont effondrées. Pas certain qu’il faille se réjouir trop vite.

👉  Offre et demande. Après avoir flambé de 23 % à l’occasion du premier confinement, les prix des imprimantes se remettent à grimper depuis le début du 2e confinement. Sans avoir baissé entretemps.

👉  Sociologue des organisations (ancien du CSO de Michel Crozier), François Dupuy publie un nouveau livre, On ne change pas les entreprises par décret. Après des ouvrages sur la bureaucratie ou la faillite du management, ce dernier-né promet.

👉  Le rejet du télétravail par IBM a été cité en soutien de la cause du télétravail bashing. Manque de pot, IBM réalise finalement que le travail à distance est incontournable, y compris dans un monde post-vaccin. Business du cloud first ?

👉  Sacré Michel-Edouard Leclerc et sa campagne anti-Amazon. On sait maintenant que ce sont les grandes surfaces qui mangent le pain des libraires et pas la multinationale américaine.


Avant de partir

Et voilà, c’est fini pour cette semaine. Avant de partir, un petit exploit médical à distance en vidéo. D’après nos informations, la banane se porterait bien.


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