De l’intérêt de créer une entreprise apprenante

Bienvenue dans cette nouvelle livraison de la newsletter de Zevillage. Vous êtes aujourd’hui 10 000 pile-poil à la recevoir. 🔥

Vous aurez peut-être noté un changement de forme cette semaine. En effet, nous venons de migrer sur une nouvelle plateforme d’édition qui marque aussi une évolution éditoriale. A l’origine, cette newsletter était un simple résumé des articles publiés pendant la semaine sur Zevillage. Et, depuis un an, une synthèse commentée de notre veille. Enfin, depuis la rentrée, nous avons adopté un nouveau format avec un analyse sur l’actualité et toujours un peu de condensé de notre veille.

Une newsletter automatisée pour simplement créer du trafic vers le site web ne nous semblait plus un objectif très excitant. Et puis, surtout, cela ne vous apportait pas, à vous, beaucoup de valeur ajoutée 😏.

Alors, nous avons choisi de développer ce projet en complément du site, des contenus que nous échangeons avec vous sur les réseaux sociaux et des podcasts que nous lançons très prochainement (teaser).

Et de plein d’autres choses car les idées ne manquent pas. Nous tâtonnons (test and learn…) comme par exemple avec la production de notre veille ou les échanges sur Telegram (venez tester) ou avec d’autres projets sous le coude. Je vous en reparle bientôt.

En attendant, bonne lecture.

Xavier de Mazenod

PS : un dernier truc : si vous avez des idées de sujets que vous aimeriez que Zevillage traite (ou que vous aimeriez publier), ne soyez pas timide, dites-le.


De l’intérêt de créer une entreprise apprenante

A priori, l’expression « entreprise apprenante » ne fait pas trop rêver. Mais le concept, pas tout neuf, est plus qu’intéressant et ringardise complètement l’idée politico-bureaucratique et déresponsabilisante de « formation tout au long de la vie » gérée par l’Etat.

Dans un monde instable, incertain, en évolution rapide - et nous sommes gâtés avec la pandémie du coronavirus - il est vital de se former en permanence. Cela relève de la responsabilité de l’entreprise, bien-sûr, mais aussi de chacun de nous pour « rester dans le coup », conserver son employabilité et avancer collectivement.

Surtout que les compétences nécessaires évoluent et que certaines méga-compétences vont devenir indispensables.

Nous voulions traiter le sujet depuis longtemps et un petit podcast de PPC 📻 cette semaine nous donne l’occasion d’aborder le sujet. Ecoutez son court exposé : « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » résume-t-il en citant un proverbe africain ultra connu.

L’organisation apprenante il suffit de la vouloir

Vous vous dites peut-être « Encore une usine à gaz ! » ? Pas du tout, c’est selon vos besoins, selon vos moyens et selon votre culture. L’exemple de la PME industrielle Lippi, fabricant de clôtures, est éclairant. Leur métier n’est pas glamour et ils sont installé en Charentes. Mais le consultant qui les accompagne dans ce projet a des relations.

En 2008, les deux jeunes dirigeants décident de faire monter en compétences numériques tous leurs salariés. Et pour cela ils ne bâtissent pas un Plan de formation 2.0 avec leur CCI, le conseil régional et Pôle emploi. Ils décident juste d’implanter une « école » au centre de leur entreprise où chacun peut venir apprendre ou enseigner les autres. Une sorte d’« d’école mutuelle » car leur enseignement de pair-à pair a plus à voir avec l’Ecole 42 qu’avec une école traditionnelle.

Certes on a vu naître depuis les années 80 un - petit - mouvement d’universités d’entreprises dans des grands groupes. Mais leur approche de la formation restait trop traditionnelle et souvent très corporate.

Pour Lippi, sa webschool a été un vrai conte de fée. On ne sait pas si des mariages ont eu lieu mais le bilan est plus que favorable avec de gros contrats gagnés grâce aux nouvelles compétences acquises et à l’énergie que le projet a insufflé. Leur expérience fait même école (PDF).

Si Lippi l’a fait, pourquoi pas vous ?


Vite dit

👉 Selon une étude réalisée par Slack auprès de 9 000 « travailleurs du savoir », seuls 12% des répondants déclarent avoir l'intention de retourner travailler exclusivement dans un bureau, tandis qu'une écrasante majorité de 72% souhaite une combinaison de travail de bureau et de travail à distance. Et donc 16% veulent télétravailler à plein temps ;-)

👉 Quand la BNP fait la pub du télétravail dans son site web pour les entreprises.

👉 Le coronavirus va-t-il repeupler les campagnes ? Depuis le temps qu’on le dit, cela pourrait bien se vérifier. Exemple du département de l’Orne.

👉 Le télétravail secoue la routine du métro-boulot-dodo et il n’empêche pas le retour à des relations réelles et à un travail collectif fructueux. Et c’est Julia de Funès qui le dit.

👉 La location d'une flotte de vélos ouvre désormais droit à une réduction d'impôt. Pas de panique, avant de voir des ministres et des PDG à vélo comme au Danemark, il se passera un peu de temps.

👉 Il y a les ronchons qui affirment - sans beaucoup de preuves - que le télétravail pollue et puis il y a les vrais scientifiques qui changeront votre mauvaise opinion des webconférences.

👉 Valérie Pécresse qui voulait faire revenir les télétravailleurs au bureau «  pour travailler » a un nouveau copain : le bourguemestre de Bruxelles veut lui aussi faire revenir les travailleurs dans sa belle ville. T’as qu’à croire !

👉 Une dernière pour la route avec une info [copinage] : mes collègues des Propulseurs 🚀 viennent de lancer La machine à remonter le futur, des ateliers en ligne et en présence pour transformer l’énergie créative de collaborateurs et de citoyens en futurs désirables.


Voilà, c’est fini pour cette semaine. Pensez à partager l'info avec vos amis ! et à vous abonner à cette newsletter si vous venez de la découvrir.


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